SNEL : UNE CENTRALE FLOTTANTE DE 134 MW ANNONCÉE POUR RENFORCER L'APPROVISIONNEMENT À KINSHASA
Le directeur général de la SNEL, Teddy Lwamba, a présenté jeudi, lors d’un briefing avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, la situation de l’approvisionnement en électricité dans la capitale ainsi que les mesures envisagées pour accroître l’offre.
Selon lui, la puissance actuellement injectée dans le réseau de Kinshasa se situe entre 390 et 450 mégawatts (MW), alors qu’un pic de 700 MW avait été enregistré entre le 11 juin et le 15 juillet.
Pour faire face au déficit énergétique, la SNEL prévoit le déploiement d’une centrale flottante d’une capacité initiale de 134 MW. Le projet doit être réalisé en partenariat avec Karpowership, entreprise turque spécialisée dans la production d’électricité à partir de centrales flottantes.
Teddy Lwamba espère que cette puissance additionnelle pourra être disponible dans un délai d’environ un mois.
D’après le directeur général, la mise en service de cette centrale permettrait d’augmenter d’environ 20 % la capacité disponible pour Kinshasa et les provinces environnantes. Les besoins de consommation de la capitale sont, selon les chiffres communiqués lors du briefing, estimés à environ 1 200 MW.
Cette augmentation de l’offre est présentée par la SNEL comme une mesure d’urgence destinée à réduire le déficit actuellement observé sur le réseau.
Des machines à l’arrêt dans certaines centrales
En parallèle, la SNEL entend également agir sur les capacités de production existantes. Teddy Lwamba a fait état de machines actuellement inactives dans certaines centrales, dont la puissance pourrait, selon lui, contribuer à répondre davantage à la demande.
La remise en service de ces équipements constitue ainsi l’un des leviers évoqués par la direction générale pour améliorer l’offre disponible.
Par ailleurs, le directeur général de la SNEL s’est par ailleurs exprimé sur les critiques liées aux délestages qui affectent plusieurs quartiers de Kinshasa.
Il a notamment évoqué les difficultés financières auxquelles fait face l’entreprise, qu’il attribue en partie au non-paiement des factures d’électricité par plusieurs institutions publiques.
Pour Teddy Lwamba, l’amélioration durable de la desserte électrique nécessite une action sur plusieurs fronts : accroître la production, poursuivre la modernisation du réseau et renforcer les ressources financières de la SNEL.
La centrale flottante annoncée, la remise en service de certaines machines et les investissements dans le réseau constituent ainsi les principales pistes avancées par la SNEL pour tenter de répondre à la demande croissante d’électricité à Kinshasa.
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